Ce n'est pas l'humour qui blesse, c'est la méchanceté, la bêtise, l'intolérance et l'irrespect. Je peux dire à mon petit fils :"petit con", si je le dit avec le sourire , il va partir dans un grand éclat de rire qui fait mon bonheur. Si les mêmes mots sont énoncés avec rage et fureur, les yeux noirs et le front bas, là ça devient sinistre.
Nos petits smileys sont bien innocents, ils sont un des traits d'humour qui caractérisent Multi-Voltige. Je ne pense pas qu'il faille s'auto-censurer au prétexte du qu'en dira t'on. Personne n'est nommément visé, et si, par malchance, quelqu'un se sentait visé, on peut en débattre.
Je le dis et je le répète ce n'est pas l'humour qui blesse, c'est l'intolérance et la bêtise. La liberté d'expression a été chèrement gagnée, bien souvent au prix du sang. Elle ne doit pas être remise en question au prétexte du "politiquement correct". Je veux avoir le droit de qualifier mes potos de p'tits cons ou de tafiolle sans qu'on m'en fasse un procès.
J'ai beaucoup bourlingué. J'ai été dans des pays où le simple fait de parler avec un "étranger" était passible de prison, des pays où les gens vivent dans la terreur, où le père se méfie de son fils, où les femmes vivent les yeux baissés, etc... J'ai porté les armes dans des pays où le simple fait de ne pas être habillé dans la "norme" soumettaient les "récalcitrants" au feu des snipers.
Et même si je râle contre la politique politicienne (surtout après avoir reçu ma taxe foncière) je suis heureux et fier de vivre en France, et de pouvoir vivre et m'exprimer comme je veux.
Au prétexte de la censure, des œuvres inestimables sont à tout jamais perdues. On ne retrouvera JAMAIS la grande bibliothèque d'Alexandrie détruite lors d'une guerre civile.
On oblige personne à devenir membre de Multi-Voltige, de même personne n'est dans l'obligation de lire nos vannes à deux balles et notre humour gaulois. Et si on perd cet esprit de gaudriole on risque vite de verser dans la sinistrose.
La liberté d'expression n'a pour limites que celles de la méchanceté, de l'intolérance et de l’Injure.
Pour en terminer, j'ai travaillé pendant six ans avec une jeune femme lesbienne. Elle est devenue ma meilleure amie, ou mon meilleur copain comme on veut. Avec elle pas d’ambiguïté pas de faux semblants. On se baladait bras dessus bras dessous exprès pour faire jaser les culs-coincés, et ça la faisait beaucoup rire. Chez les militaires c'est encore un sujet tabou qu'on aborde avec la prudence du hérisson en rut.
Je reste persuadé que les non-dits, ou les remarques assassines, sont beaucoup plus réducteurs que nos gauloiseries et notre humour potache. Quoi qu'il en soit je ne m'auto-censurerait pas au prétexte de bien m'inscrire dans le moule. Comme j'aime à le dire : "les moules c'est fait pour y fondre les cloches"......
